
A l’origine du Delta Frat’éternité, nous étions six étudiants plus ou moins sensibles aux enjeux humanitaires, qui voyaient dans ce projet extra-académique l’opportunité de matérialiser pour certains et d’approfondir pour d’autres la notion d’engagement associatif, qui nous est cher.
Nous avons, tout au long de l’année, traduit cet engagement, dans la réalisation du partenariat créée avec l’association Malgache Frat’éternité qui mène, chaque année depuis 2006, des missions humanitaires locales (reconstruction d’un établissement scolaire, rénovation d’infrastructures routières,…) afin d’améliorer à terme, les conditions de vie des plus démunis.
L’objectif de notre Delta était double, il consistait d’une part à faire la promotion de l’association et de ses actions, et d’autre part à soutenir la construction d’un établissement d’accueil pour les Filles-mères à Madagascar. Pour développer la communication de l’association, nous avons créé leur site internet www.frat-eternite.org, tenu diverses conférences au collège Sainte Marie de Nevers, ainsi qu’au Rotary Club ou encore à l’ESC.
Notre implication dans la construction de l’établissement d’accueil pour les filles-mères s’est quant à elle traduite par la récolte de fonds. Nous avons jusqu’à présent levé 1500 euros pour Frat’éternité, à travers l’organisation d’une journée sportive avec les collégiens de Sainte Marie de Nevers le 16 mars, ainsi que la réalisation d’actions ponctuelles, ou encore par divers appels au don.
Ce projet que nous soutenons est destiné à la réinsertion sociale des jeunes mères Malgaches dans environnement adéquat à leur situation et celle de leurs enfants, c’est-à-dire au sein d’une structure stable, sur mesure, et porteuse d’avenir. Du fait de la nature matriarcale de la société traditionnelle malgache, et de l’extrême pauvreté de sa population, beaucoup de ses filles-mères sont exclues de leur sphère familiale, livrées à elles-mêmes et marginalisées avec leur enfant. Ainsi, l’établissement d’accueil qui verra prochainement le jour à Alasora, prévoit des programmes de formation à différents métiers, destiné à rompre le cycle dramatique qui insère ces femmes dans la misère, qui les poussent parfois au tourisme sexuel et qui peut les conduire à des actes de désespoir.
Notre projet, indépendamment de son ampleur et de l’impact qu’il aura, s’inscrit dans une dynamique d’ouverture, d’altruisme, et de responsabilité, qui se résume dans ce leitmotiv de l’Abbé Pierre : « C'est quand chacun d'entre nous attend que l'autre commence qu'il ne se passe rien ».










